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En 1967, l’exposition « Toutânkhamon et son temps » au Petit Palais avait réuni plus de 1,2 million de visiteurs

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En 1967, l’exposition « Toutânkhamon et son temps » au Petit Palais avait réuni plus de 1,2 million de visiteurs

En 1967, l’exposition « Toutânkhamon et son temps » au Petit Palais avait réuni plus de 1,2 million de visiteurs Quelques jours avant Noël 1966, un avion militaire français se posait sur le tarmac de l’aéroport du Bourget, transportant à son bord une partie du trésor funéraire du pharaon Toutânkhamon, sous l’escorte de l’égyptologue française Christiane Desroches-Noblecourt, alors conservatrice au Département des antiquités égyptiennes du Musée du Louvre – les objets lourds avaient quant à  eux fait le voyage par bateau. L’Égypte prêtait en effet à la France trente deux artefacts issus de l’impressionnant mobilier funéraire du souverain, associés à treize autres objets provenant des collections du Musée égyptien du Caire, afin de retracer au Petit Palais « Toutânkhamon et son temps ».

Inaugurée le 16 février 1967, en présence d’André Malraux, ministre de la Culture d’alors, et de son homologue égyptien Sarouate Okacha, cette exposition concrétisait le souhait de longue date de sa commissaire, Christiane Desroches-Noblecourt, de présenter au public français les fascinants objets découverts en novembre 1922 par Howard Carter et lord Carnarvon dans le tombeau inviolé du pharaon. Au-delà de l’indéniable qualité esthétique des œuvres et objets exposés, témoignages de la finesse et de la sensibilité de l’art égyptien à la fin de la XVIIIe dynastie, son idée-force était de « faire parler » les objets et de révéler au grand public leur raison d’être. Cette volonté de remise en contexte alla jusqu’à l’ajout d’ornements floraux à proximité des vitrines, évocation des grands bouquets offerts au défunt dans l’Antiquité. Christiane Desroches-Noblecourt organisa les neuf salles de l’exposition autour de la vie et de la mort du roi Toutânkhamon, en prêtant notamment attention aux rites funéraires. Au terme du parcours, dans une salle tapissée couleur cornaline, le visiteur découvrait le fameux masque en or du roi – arrivé sous bonne garde la veille de l’inauguration à bord d’un avion touristique Air France.

Dès l’inauguration, « Toutânkhamon et son temps » généra un fort enthousiasme, la presse contemporaine évoquant « l’émerveillement » et le « recueillement » ressentis devant les œuvres présentées. L’engouement du public fut tel – certains jours jusque 12.000 personnes se pressaient au Petit Palais – que les cartels durent être refaits en grand format et placés au-dessus de chaque vitrine, afin d’être visibles par tout un chacun. Et il fut décidé de prolonger la durée de l’exposition, initialement prévue jusqu’au 15 juin 1967, jusqu’à la date du 4 septembre suivant. « Toutânkhamon et son temps » attira ainsi 1.241.000 visiteurs, des queues se constituant chaque jour sur l’avenue Winston Churchill et les Champs Élysées, véritable phénomène de la « vie moderne » que Sempé ne manqua d’évoquer dans L’Express. L’une des premières expositions blockbuster, « Toutânkhamon et son temps » fut aussi le symbole des bonnes relations entre la France et l’Égypte, après la crise du Canal de Suez et permit d’aider financièrement la campagne de sauvegarde des monuments de Nubie, menacés par la construction du barrage d’Assouan, et dont Christiane Desroches-Noblecourt et Sarouate Okacha furent en grande partie les maîtres d’œuvre. Le bénéfice des entrées et des demandes d’autorisation de photographie fut ainsi consacré à la protection et au sauvetage des monuments et des sites voués à la disparition sous les eaux du lac Nasser.

 

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