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La Famille de Toutânkhamon – Chapître III : Akhénaton, le père

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La Famille de Toutânkhamon – Chapître III : Akhénaton, le père

Fils du roi Amenhotep III et de la grande épouse royale Tiyi, Pharaon réformateur, visionnaire ou hérétique, inventeur génial du monothéisme ou simple précurseur mégalomane, Amenhotep IV/Akhénaton est l’un des rois les plus énigmatiques de la civilisation pharaonique : depuis la redécouverte de son règne au début du XXe siècle, chaque génération a voulu y voir tour à tour un héros d’une grande modernité ou l’expression ultime d’une dynastie décadente.

Dès les débuts de son règne, le jeune Amenhotep IV, qui n’a pas encore changé de nom, décide de construire près de l’enceinte d’Amon-Rê à Karnak un ensemble de temples dédiées à une divinité dont l’importance, depuis les règnes de son grand-père et de son père, respectivement Thoutmosis IV et Amenhotep III, ne cesse de croître. Ce dieu solaire, qui prend très vite l’apparence d’un disque dont les rayons se terminent par des mains dispensant la vie au monde créé, porte le nom égyptien d’Aton. Contrairement à la plupart des autres dieux, il aura bientôt le droit à ses propres cartouches, privilège qui souligne le lien étroit qu’il entretient avec le roi.

Bousculé sans doute par des opposants à cette soudaine promotion d’un dieu peu connu, comparé par exemple à l’illustre Amon-Rê de Thèbes, Amenhotep IV devenu Akhénaton (« Celui qui est utile à Aton »), pour montrer sa dévotion à Aton, décide de consacrer un nouveau territoire à son dieu : en Moyenne-Egypte, non loin de la ville d’Hermopolis, le roi fonde une nouvelle capitale, Akhetaton, « l’Horizon d’Aton ». L’actuelle Amarna sort du sable ex-nihilo : en quelques années sont construits des palais, des temples, des villas et des espaces économiques et administratifs, mais aussi des nécropoles royale et privée pour accueillir les dernières demeures de la famille d’Akhénaton et de ses principaux courtisans.

La réforme amarnienne est aussi une révolution artistique. Pour construire ses temples, Akhénaton met au point les talatates, sorte de briques de calcaire ou de grès d’un module plus petit qu’auparavant, qu’un ou deux hommes peuvent porter sans trop de peines : des dizaines de milliers de ces pierres sont extraites des carrières du Gebel el-Silsileh, ce qui permet la construction rapide des temples dédiés à Aton, dont le culte doit s’imposer le plus vite possible. Pour se distinguer des autres temples relevant du culte traditionnel et suivant ses propres considérations théologiques, Akhénaton invente une nouvelle architecture pour les temples d’Aton : contrairement à l’habitude, le temple ne devient pas plus sombre et l’espace plus resserré à mesure que l’on avance vers la partie la plus sacrée du sanctuaire, mais est constitué de grandes cours à ciel ouvert, avec des tables d’offrandes dédiés au Disque, ce dernier en profitant directement par le biais de ses rayons.

L’art amarnien passe également par des innovations stylistiques qui en sont caractéristiques : les corps deviennent souples et les crânes s’allongent, prenant leurs distances avec le style hiératique et traditionnel des périodes précédentes. Les images du roi et celles de la famille royale adoptent des formes exagérées, qui confinent parfois à la caricature mais portent en elles l’idéologie atoniste. La vie, dispensée par les rayons du Disque solaire et fêtée dans les Hymnes à Aton gravés dans les tombes d’Amarna, est aussi célébré sur les parois des temples et des tombes : vitesse, mouvement, goût pour l’anecdote et le détail, ruptures de conventions sont emblématique de cet art amarnien si particulier qui fait l’éloge de la Création d’Aton, qu’il s’agisse des hommes, de la faune ou de la flore.

Le règne d’Akhénaton ne dure que 17 ans. La mort du roi entraîne rapidement celle de son idéologie et l’abandon de la capitale d’Amarna, encouragée par une succession difficile. Quelques années plus tard, le seul fils connu d’Akhénaton, encore enfant, monte sur le trône et change son nom de Toutânkhaton pour celui de Toutânkhamon, honorant ainsi le dieu délaissé et persécuté par son père et initiant la restauration des cultes traditionnels.

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