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CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS

Découvrir | 10 faits clés

1. Que signifie « Toutânkhamon » ?

Si l’on désigne généralement le jeune roi, dont le tombeau a été découvert dans la Vallée des Rois en novembre 1922 par l’égyptologue Howard Carter et son mécène Lord Carnarvon, du nom de Toutânkhamon, cela n’a cependant pas toujours été le cas.

À sa naissance, il fut en effet nommé Toutânkhaton, c’est-à-dire « l’image vivante d’Aton », avant d’opter pour Toutânkhamon « l’image vivante d’Amon » quelques années plus tard, une fois monté sur le trône.

Ce nouveau prénom marque une volonté de se démarquer du règne d’Akhénaton (et du culte au disque solaire Aton) pour affirmer son allégeance au dieu thébain Amon.

2. Qui étaient les parents de Toutânkhamon ?

On estime que Toutânkhaton/Toutânkhamon est né dans la ville de Tell el-Amarna (anciennement Akhetaton) vers 1340 av. J.-C. L’identité des parents de Toutânkhamon a fait cependant l’objet de débats et d’hypothèses en tous genres.

Les analyses ADN effectuées par une équipe germano-égyptienne en 2010 sur plusieurs momies royales qui lui seraient apparentées, n’ont d’ailleurs pas permis de répondre à toutes ces questions.

Différents faisceaux d’indices concordants permettent d’affirmer que Toutânkhamon était le fils du pharaon Amenhotep IV/Akhénaton. D’après les analyses ADN, son père (dont la momie a été identifiée parmi plusieurs momies royales à l’identité incertaine) et sa mère (une momie anonyme connue sous le nom de « Young Lady ») étaient frère et sœur.

De fait, les analyses ADN ont permis de confirmer que la momie connue sous le nom de « Young Lady » est l’une des filles d’Amenhotep III et de la reine Tiyi, son épouse, qui sont également le père et la mère d’Akhenaton.

3.  Toutânkhamon avait-il une reine ?

On estime que le prince Toutânkhaton a accédé au trône vers l’âge de huit ou neuf ans et s’unit, au début de son règne, à sa sœur, la princesse Ânkhésenamon (à l’origine nommée Ankhesenpaaton), fille d’Akhénaton et de Néfertiti.

Toutânkhamon et Ânkhésenamon étaient alors les seuls enfants encore en vie de la famille royale d’Akhénaton. Si les unions d’enfants sont attestées dans la famille royale, cela ne signifie pas pour autant que les unions consanguines étaient fréquentes sous la 18e dynastie comme on l’imagine parfois.

On sait peu de choses du quotidien du jeune couple royal, si ce n’est qu’il résida principalement à Memphis (au sud du Caire), et qu’ils conçurent deux petites filles, mortes à la naissance et enterrées avec leur père dans la Vallée des Rois.

La reine Ânkhésenamon survécut à son époux, mais son sort n’est pas connu au-delà : ainsi, on ne sait ni quand elle mourut, ni où elle fut inhumée. Des fouilles sont actuellement menées dans la Vallée des Singes, près de la Vallée des Rois pour essayer de trouver sa tombe.

4.  Hormis son tombeau, que connaît-on du règne de Toutânkhamon ?

La découverte du tombeau de Toutânkhamon et des « trésors » qu’il renfermait ont mis en lumière ce pharaon de la 18e dynastie, cependant les historiens ont bien du mal à retracer l’histoire de son règne. Au-delà d’événements anecdotiques telle que la chasse à l’autruche à laquelle il participa dans la région d’Héliopolis et d’où il rapporta des plumes utilisées pour un éventail retrouvé dans sa tombe, son règne est surtout marqué par la restauration des cultes polythéistes, mis à mal par le règne de son père Akhénaton, qui redonne à nouveau une place prééminente au dieu Amon et à son grand temple à Karnak.

La région thébaine reçoit ainsi l’attention du jeune souverain, ainsi que l’attestent les restaurations et constructions nouvelles, mais aussi l’érection de stèles et de statues, à Karnak comme au temple de Louxor.

5.  Comment est-il mort ?

Depuis la découverte du tombeau du roi, les hypothèses sur les circonstances entourant la mort de Toutânkhamon, après seulement neuf années de règne, font florès.

L’hypothèse de l’assassinat a été écartée. Des scans récents de la momie du souverain n’ont en effet montré aucune trace de choc mortel comme on le supposait auparavant. Vu son jeune âge, aux alentours de 18-19 ans, on peut imputer son décès à un accident et/ou une maladie. L’examen de la momie conduit en 2010 par une équipe de chercheurs, dirigée par Zahi Hawass, a notamment révélé une fracture ouverte du fémur, sans oublier qu’il était atteint de la malaria et qu’il avait un léger pied bot au pied gauche. Si les causes exactes de la mort de Toutânkhamon demeurent difficiles à établir, on peut imaginer que celle-ci est due à un ensemble de facteurs (constitution fragile, fracture grave et malaria).

6.  Le tombeau était-il intact à sa découverte par Howard Carter ?

Certes la petite tombe numérotée KV 62 nous a livré un fabuleux trésor, qui nous laisse imaginer ce qu’ont pu être les mobiliers funéraires perdus ou pillés des grands pharaons du Nouvel Empire, comme Thoutmosis III, Amenhotep III ou Ramsès II. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle ne fut pas l’objet de tentatives de pillages.

Quelque temps après les funérailles de Toutânkhamon et la fermeture de son tombeau, des pillards réussirent à s’introduire dans l’hypogée et à mettre la main sur des onguents parfumés et des objets de valeur.

Howard Carter remarqua ainsi deux traces de scellements successifs sur les parois fermant le tombeau, mais les voleurs ne purent pénétrer dans la chambre du sarcophage. Ils ont cependant laissé des traces de leur passage, malgré les soins des fonctionnaires de la nécropole, qui rangèrent les objets éparpillés sans se soucier de leur place initiale.

7.  Un pharaon oublié de l’Histoire ?

Si le douzième roi de la 18e dynastie est aujourd’hui l’un des pharaons les plus connus, il n’eut pas la même fortune posthume au Nouvel Empire et le souvenir de son règne fut quelque peu malmené par ses successeurs.

Sous le règne d’Horemheb, dernier roi de la XVIIIe dynastie, puis au début de la XIXe dynastie, monuments et inscriptions de Toutânkhamon et de son successeur Aÿ furent martelés et attaqués, la raison de cette usurpation étant qu’ils étaient peut-être encore trop liés au règne du « rebelle » Akhénaton. Et son nom fut volontairement omis des listes royales officielles de la XIXe dynastie.

8.  Y a-t-il une « malédiction » Toutânkhamon ?

Aussi célèbre que Toutânkhamon et son trésor funéraire, des décès intervenus dans les années qui suivirent la découverte de la tombe ravivèrent l’idée d’une malédiction des momies, apparue à la fin du XIXe siècle.

Le décès inattendu de Lord Carnarvon en 1923 en est sans doute à l’origine et donna libre cours à la rumeur d’une malédiction de Toutânkhamon, imputée aux poisons laissés par les anciens Égyptiens dans leurs tombeaux, puis à des champignons et micro-organismes toxiques, et qui aurait touché tous ceux qui avaient osé pénétrer dans l’hypogée royal.

Pourtant, son découvreur Howard Carter ne mourut qu’en 1939, âgé de soixante-quatre ans, vraisemblablement épargné par la vengeance du jeune roi. On raconte par ailleurs que les deux trompettes découvertes dans le tombeau possèderaient des propriétés magiques et notamment le pouvoir d’invoquer la guerre.

Ainsi, le soir où elles auraient été jouées pour la première fois en 1939, une coupure de courant plongea le Musée égyptien du Caire dans la pénombre et l’enregistrement s’effectua à la lueur des bougies.

Quelques mois plus tard l’Europe entrait en guerre. On aurait joué à nouveau des trompettes avant la guerre des Six Jours de 1967, avant la guerre du Golfe de 1990 et, plus récemment, avant la Révolution égyptienne de 2011. Il n’en fallait pas davantage pour associer une nouvelle légende au nom de Toutânkhamon.

9.  D’où vient le trésor funéraire découvert dans la tombe ?

Toutânkhamon fut certes inhumé avec un extraordinaire mobilier funéraire, mais il s’agissait en grande partie d’un mobilier d’emprunt. Certains des objets les plus fameux du tombeau de Toutânkhamon (tels que les deuxième et troisième chapelles de bois doré ou les cercueils miniatures contenant les viscères et les bouchons canopes) avaient à l’origine été réalisés pour une reine-pharaon, qui régna brièvement entre Akhénaton et Toutânkhamon.

Cette reine-pharaon, connue sous le nom d’Ankh (et) kheperourê-Neferneferouaton, ne serait autre que la princesse Mérytaton, sœur ainée de Toutânkhamon. Sans doute a-t-on jugé, pour des raisons qui nous échappent, que Mérytaton n’avait pas à être enterrée avec le mobilier d’un roi, mais comme un simple membre de la famille royale et ces objets furent ainsi réutilisés au profit de Toutânkhamon.

Par ailleurs, la petite taille et le plan inhabituel de la tombe de Toutânkhamon dans la Vallée des Rois suggèrent qu’elle n’était pas la sienne. On peut supposer qu’une tombe de dimensions royales avait été commencée, mais qu’elle n’était pas achevée lorsqu’il mourut.

Il fallut donc se rabattre sur une tombe pouvant être utilisée et décorée rapidement, une fois une partie du mobilier funéraire installée – comme le montrent les gouttes et éclaboussures de peinture jaune laissées par mégarde par les artistes de la nécropole sur la chapelle extérieure en bois doré.

10.  Toutânkhamon, icône « pop » ?

Devenu une véritable icône populaire, Toutânkhamon n’a cependant atteint la célébrité que quelques 3200 ans après sa mort, a contrario d’autres figures pharaoniques telles que Ramsès II ou Cléopâtre, pour constituer un véritable phénomène culturel, que les Anglo-Saxons ont baptisé la « Tut-mania » (« Tut » étant le petit nom du souverain égyptien dans le monde anglo-saxon, abréviation de l’anglais « Tutankhamun »).

Il faut dire que tout était réuni pour susciter un véritable engouement pour le jeune roi égyptien : la découverte d’une tombe quasi inviolée, un formidable trésor funéraire, un pharaon jusque-là peu connu emporté dans la fleur de son âge et les rumeurs d’une malédiction.

Toutânkhamon connaît ainsi, dès 1922, une seconde renaissance, dépassant les habituelles manifestations égyptomaniaques, présente dans tous les domaines, que ce soient l’architecture, les arts mobiliers et décoratifs, la mode, la musique ou encore la publicité (des citrons aux confiseries au nougat, en passant par le savon Cléopatra).

Cette « Toutânkhamon-manie » fait particulièrement rage dans les années folles, atteignant toutes les sphères de la société, à l’exemple du berger allemand du président américain Herbert Hoover affectueusement prénommé King Tut. Les années 1970, époque où sont organisées plusieurs expositions itinérantes d’une partie du trousseau funéraire du roi, voient un regain du phénomène, jusque dans l’émission télévisée américaine Saturday Night Live où Steve Martin chante en direct son tube « King Tut » (1978).

En effet Toutânkhamon et son masque funéraire en or, véritable signe graphique utilisé et détourné à de nombreuses reprises, sont abondamment convoqués dans la musique, en particulier dans les clips et lors de concerts (ainsi très récemment par la chanteuse Beyoncé).

Si ces références ont bien souvent peu de rapport avec le Toutânkhamon historique et son règne, elles témoignent de la manière dont l’Égypte antique est aujourd’hui perçue et illustrent surtout l’impact de la découverte de sa tombe dans la Vallée des Rois en novembre 1922, apportant un nouvel éclairage sur ce règne jusqu’alors quelque peu oublié.

Explorer | ÉLÉMENTS DE BIOGRAPHIE

ÉLÉMENTS DE BIOGRAPHIE DE TOUTÂNKHAMON

Toutânkhamon est l’un des derniers rois de la 18ème dynastie d’Égypte. En dépit d’un apport modeste à l’Empire égyptien et d’un règne relativement court, l’archéologie moderne lui a réservé une place centrale. De sa vie, on ne connaît que peu de détails, car il est le fils d’Akhénaton, un pharaon considéré comme hérétique ayant introduit une forme extrême de la religion solaire en imposant le culte d’Aton, interdit les autres dieux et fait fermer leurs temples. Les noms de Toutânkhamon et de son successeur Aÿ, furent d’ailleurs omis, comme celui d’Akhénaton, des registres officiels. Toutânkhamon est né vers 1340 avant J.-C, dans la ville égyptienne d’Akhetaton, connue aujourd’hui sous le nom de Tell el-Amarna.

On pense que sa mère est l’une des sœurs d’Akhénaton. Il devient pharaon à l’âge de huit ou neuf ans, vers 1336 avant J.-C. Pendant les premières années de son enfance, le roi et sa cour déménagent de Tell el-Amarna à Memphis.

Peu de temps après, le roi change de nom. De Toutânkhaton, il devient Toutânkhamon (ce qui signifie : « l’image vivante du dieu Amon »), reconnaissant l’ascendant d’Amon, et marque ainsi le retour au polythéisme malmené par Akhénaton. D’après les chercheurs, Toutânkhamon se serait uni vers l’âge de douze ans à sa sœur Ânkhésenamon, troisième fille issue de l’union d’Akhénaton et de sa femme Néfertiti. Aucun des enfants du couple ne survivra même si l’on retrouve les fœtus de deux enfants mort-nés dans le tombeau de Toutânkhamon.

C’est sous son règne qu’est entrepris un vaste programme de restauration et de reconstruction des anciens temples. Une stèle trouvée à Karnak célèbre cette œuvre pieuse, décrivant la « négligence » dans laquelle étaient tombés les temples sous le règne précédent. Plusieurs hypothèses ont été faites autour de la mort du pharaon.

On a longtemps supposé que Toutânkhamon serait décédé des suites d’un accident, vers 1326 avant J.C, dans la neuvième ou dixième année de son règne. Une radiographie de 1968 révèle en effet des blessures au crâne qui peuvent provenir d’une chute, d’un coup à la tête ou bien être advenues pendant la momification.

Des images médicales plus récentes suggèrent que la mort est probablement due à une fracture de la jambe gauche. L’exposition présente des informations à propos de certaines de ces découvertes ainsi que les conclusions des recherches actuelles sur la vie et la mort du pharaon. Toutânkhamon a été enterré dans la Vallée des Rois, où il demeura pendant près de 3300 ans, jusqu’à la découverte de son tombeau par Howard Carter en novembre 1922. Si l’impressionnante collection de trésors a été déplacée, sa dépouille momifiée repose encore dans son tombeau.

LA VIE APRES LA MORT | CROYANCES ET PRATIQUES FUNÉRAIRES EN ÉGYPTE ANCIENNE

CROYANCES ET PRATIQUES FUNÉRAIRES EN ÉGYPTE ANCIENNE

Il semble que dans leur désir d’un accès à l’éternité, les anciens Égyptiens aient cherché à voir dans toute fin un nouveau départ. La mort est certes perçue comme une ennemie, mais elle marque aussi une nouvelle naissance. Cette vie après la mort n’est cependant possible que si le corps est préservé et fait l’objet de rites appropriés. Ainsi, pour permettre cette renaissance post mortem et assurer la survie dans l’au-delà, les anciens Égyptiens ont mis en place tout un ensemble de rituels, d’objets, d’images et de textes que l’on retrouve à l’intérieur et sur les murs de la tombe.

La légende d’Osiris, dieu qui régna sur l’Égypte avant d’être assassiné par son frère Seth, explique l’importance de l’intégrité physique pour les Égyptiens, son corps démembré ayant été reconstitué par son épouse Isis, puis embaumé par Anubis, d’où la mise en place d’un procédé pour préserver le corps. La momification apparaît ainsi vers 3100 av. J.-C. et est attestée jusqu’à l’époque gréco-romaine. Par momification, on entend les différents traitements subis par le corps pour le rendre impérissable : après l’extraction des organes internes (embaumés à part), intervenait la dessiccation des chairs grâce aux sels de natron pendant une période plus ou moins longue – qui ne dépassait jamais 70 jours –, puis l’onction de résines et d’onguents, avant d’envelopper le corps de bandelettes de lin. La momie de Toutânkhamon, abondamment « enduite » de produits résineux qui ont noirci les chairs du roi, rappelle d’ailleurs la couleur des morceaux du corps du dieu Osiris, noirs comme le limon fertile qu’amenait chaque année la crue du Nil, et de fait symbole de régénération et de fertilité.

À sa mort, un individu se divisait en différentes entités qui le composaient de son vivant, en particulier son ka, c’est-à-dire l’énergie vitale, la force qui entretient la vie, et qui a besoin d’être nourrie, et son ba, représenté par un oiseau à tête humaine, un principe mobile qui permettait au défunt de se déplacer et de quitter périodiquement le monde des morts. Le ba, le ka et l’esprit (akh) fusionnent dans le corps et assurent la survie du défunt dans l’au-delà. Pour que le défunt puisse recouvrer l’usage de ses sens, on pratiquait sur la momie (ou sur le cercueil) au moment de l’inhumation le rituel de l’Ouverture de la bouche, ainsi qu’illustré dans la chambre du sarcophage de Toutânkhamon. Étaient en effet essentiels pour la vie dans l’au-delà nourriture et prières, mais aussi souffle vital, lumière et liberté de mouvement. Si la momification et le rituel de l’Ouverture de la bouche devaient permettre de déjouer la disparition du corps et de ses fonctions vitales, la tombe et le mobilier funéraire qu’elle contenait constituaient en quelque sorte le bagage nécessaire au voyage dans l’au-delà, mais aussi pour la vie post mortem.

La manière dont les Égyptiens concevaient l’au-delà s’est bien entendu modifiée au cours des siècles, de nouvelles visions complétant les anciennes. Et si une grande partie des croyances en l’au-delà concerne peu ou prou tout un chacun en Égypte ancienne, des diffé- rences dans l’aménagement des tombes, leur décor, mais aussi le mobilier et les inscriptions funéraires distinguent le pharaon, voire son entourage, des particuliers. On remarque également des différences dans les choix des matériaux employés (pierres dures, métaux précieux), ainsi que dans la qualité et la quantité d’objets composant le mobilier.

À côté des objets proprement funéraires, c’est-à-dire réalisés expressément pour la tombe et la vie dans l’au-delà, soit les sarcophages et cercueils, le masque funéraire, les vases et équipement canopes, les serviteurs funéraires ou chaouabtis et enfin les guides de l’au- delà ou viatiques ; le mobilier funéraire est constitué d’objets usuels, issus du quotidien, tels des lits et sièges, des coffres, des objets de toilette, des corbeilles et des paniers, de la vaisselle, des armes et des outils, voire des instruments de musique, ainsi que des vêtements et des bijoux. Aucun papyrus funéraire n’est attesté semble-t-il dans les tombes royales, mais pendant le Nouvel Empire, l’époque où vécut le jeune souverain, les grands textes funéraires sont présents autrement, notamment reportés sur certains éléments du mobilier funéraire. Ainsi, dans la tombe de Toutânkhamon, l’on retrouve des chapitres extraits du Livre des Morts sur le fameux masque funéraire en or ou encore sur les trois chapelles en bois doré, tandis que les livres du monde souterrain, consacrés au parcours nocturne du soleil, sont présents sur les murs de la tombe (1ère heure du Livre de l’Amdouat), mais aussi sur des objets mobiliers (tel le Livre de la Vache du Ciel, une innovation du règne de Toutânkhamon, inscrit sur deux des chapelles).

Le roi défunt est identifié à la fois au dieu Rê et au dieu Osiris (d’autant qu’ils furent tous deux rois d’Égypte, du temps où les dieux régnaient sur terre), mythologies solaire et osirienne étant ici complémentaires. Ainsi, dans la tombe de Toutânkhamon, de nombreux objets, images et inscriptions font référence à la course nocturne du dieu dans le monde souterrain à travers les douze heures de la nuit ; ils ont pour but de protéger le roi défunt des périls éventuels, en particulier contre Apophis, un serpent monstrueux qui tente d’entraver chaque nuit la course du soleil et de plonger le monde dans le chaos, et d’assurer ainsi son existence dans le monde des morts.

On retrouve également cette assimilation au divin dans l’emploi de l’or, certes lié au statut royal du défunt, mais évoquant aussi les chairs imputrescibles des dieux et le reflet de la lumière solaire. Son emploi constitue donc un moyen supplémentaire de protéger le corps et un instrument pour une vie éternelle.

Décor de la tombe et mobilier funéraire évoquent par ailleurs l’entrée du pharaon dans le monde des dieux, à travers les divinités impor- tantes pour le destin du défunt dans l’au-delà, présentes par exemple dans le tombeau par le biais de statues divines ou sur les parois avec des scènes représentant le roi devant les dieux.

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